Comme une marque de déjà-vu ...
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___Perdre de vue la réalité. Le goût des choses ne se résume qu'à une seule et même histoire, aimer. Que faire de plus beau, de plus réel. Mais existe-t-il un combat plus dur en soi que de livrer corps et âme à ce qui nous attire tant. Les évènements torturent autant qu'ils enchantent, font rêver autant qu'ils emprisonnent. C'est cette sensation de liberté, inégalable, mais tellement liée à la dépendance, que l'on traque sans relâche. On s'y brûle. A chaque instant on cherche ce regard, où l'on pourrait se perdre, qui nous ferait tout oublier. Si et seulement si. Simplement attiré par ce que l'on ne contrôle plus, ce qui ne se contrôle pas. Une folie qui nous perd et nous perturbe. Une folie perverse on l'on se jettera, où l'on s'oubliera. Les remords cachés, les nuits à pleurer, le manque
et l'attachement excessif ne sont rien pourtant face au bonheur qui nous habite tout entier. En apparence, on ne ressent les choses qu'intérieurement. Et pourtant, oui pourtant c'est si bien écrit sur notre visage d'être amoureux. C'est si fort qu'on en est dépassé. C'est le mal qui rend le bien, le mal qui fait du bien. Autant de paradoxes qu'ils en existent et dont on ne se méfie pas. Etre conscient que tout échappe. C'est pour ces choses là qu'on croit en la vie, pour cet air niais qui nous éclate à la gueule, ce sourire qui ne se détache pas. Ces moments simples qui révèlent beaucoup de choses, ces nœuds dans le ventre, ces sensations indescriptibles et tous ces hasards prédestinés qui s'en approchent, je les déteste. C'est une horreur de se piquer d'une humeur qui ne nous ressemble pas. Quand on n'est pas fait pour quelque chose, on le sait. Et ce sont ces désillusions qui font le plus de mal, se dire qu'on pourrait être heureux avec quelqu'un, alors qu'on ne mérite rien. L'orage bouleverse beaucoup de choses. Les éléments se bousculent et se mélangent selon leur grès, on n'y peut rien. Comme je déteste le bruit des vagues qui se fracassent à l'entrée du port, l'odeur d'usine qui me rappelle que je rentre chez moi loin de ces pensées vagabondes qui se raccrochent au désespoir, je déteste voir que je me réveille seule, déteste me dire que rien ne sera. Je me déteste même d'oser penser ça. Je déteste ne pas avoir la force de croire en ce qui est possible, je déteste me sentir seule et triste. Je déteste ce sentiment d'abandon et de refus d'un bonheur qui pourrait être mien. Je déteste ne pas être capable de ne pas avoir peur de tout. Je déteste l'humilité que je m'inflige, déteste les bruits des sanglots étouffés. Je déteste montrer que tout va bien alors qu'il n'en est rien, déteste me mentir en me forçant à penser que je ne veux pas de cette vie que l'on m'offre. Je déteste détester. Et je l'aime tellement pourtant ce mot. J'aime détester, autant que j'aime dérober le mal au bien. Les choses n'évoluent pas, jamais. Elles se renferment, plus en encore plus. Je ne vois plus comment aimer, je ne sais pas aimer. Tout est détruit, et j'ai peur de reconstruire quelque chose, peur de sombrer, peur d'être incomprise, négligée. Peur de souffrir encore, d'être manipulée. Peur de repenser à lui, encore, et à ce foutu bonheur illusoire qu'il mettait en nous. Peur du passé qui rattrape tout, de la foudre qui brûle tout. Peur du temps qui passe, de ces imbéciles qui nous font mal. Peur de ne pas être heureuse comme je le voudrais, comme il le faudrait, pour que tout ne paraisse pas aussi compliqué. Je ne suis pas capable de ça. Alors ne m'en veux pas de te dire que je ne sais pas ce que je veux, je ne sais jamais ce que je veux. Je ne me satisfais de rien. Mes pensées se construisent sur du flou, ma vie entière est un flou, un mirage peut être, qui traduit simplement une envie d'évoluer, une sorte d'élément initial de l'embryon qui veut devenir quelqu'un de bien, malgré tout ce qu'on peut mal faire. Je voudrais pleurer alors que je ne sais pas pourquoi, j'ai peur de ce que je peux découvrir en vivant cela, peur de moi même, de me retrouver et de savoir enfin ce dont j'ai réellement envie. Peur d'être déçue . . . Le jour se lève mais c'est la nuit qui l'emporte. Les douloureux souvenirs d'insouciante fille resurgissent toujours au mauvais moment. On ne construit rien sur de la poussière, et pourtant c'est ce qu'il reste. Il a tout emporté, mon bonheur et mon enthousiasme. Je voyais si bien cet avenir dans ses bras qu'il a réussi à m'ôter ce plaisir de goûter à tout.
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C'est ainsi qu'est faite la vie.
Ma meilleure amie.

___Ces mots ne vous on rien appris de plus. Elle voulait juste écrire pour rien dire. Elle aurait aimé lui raconter sa vie, lui dire que tout va bien. Elle aurait aimé être moins faible à ses mots, à ses gestes. Elle aurait voulu le faire sourire pour n'importe quoi, elle aurait voulu trouver une complicité à ses côtés. Elle aurait aimé être avec lui, lui raconter des histoires drôles, à sourire pour un rien et pour tout, à être heureux ensemble. Un seul regard de lui, laisse échapper d'elle, de douces larmes d'amertumes. Elle aurait voulu le revoir, plus d'une fois. Pour s'imprégner de son odeur, pour pouvoir profiter de sa présence. Et ça c'est son plus grand rêve, le plus fabuleux, le plus merveilleux, fantastique, inoubliable, grandiose, somptueux qu'elle ne puisse connaître. Elle ne peut rien changer. Elles ne lui me font pas mal ces larmes, c'est ce manque qui la fait souffrir. Cette peur de l'oubli. Oublier son visage est sa réelle phobie. Il y a des nuits où elle ne dort pas, où elle ne pense qu'a lui. Elle essaye d'imaginer les mots qu'il aurait pu lui dire pour l'encourager, la soutenir, la faire rire. Elle se rappelle alors de ces quelques moments, de ces merveilleuses minutes passées près de lui. Elle aime se les rappeler le soir. Peut-être parce que c'est plus beau sous les étoiles. Ou tout simplement parce qu'elle est seule. Seule avec ses souvenirs et en quelque sorte avec lui.
___Le seul petit bémol dans cette histoire d'espérer le revoir, c'est que c'est et ce sera toujours impossible. Aujourd'hui, elle aurait voulu être plus forte, et pouvoir surmonter certaines peines. Mais elle ne l'est pas, et c'est pourquoi à cette heure, elle écrit. Non pas parce qu'elle est triste, car chaque moment où elle pensera à lui elle ne le sera pas, mais parce qu'elle en a besoin. Elle a besoin de se livrer, comme ça sur une page informatique. De ce livrer à personne, d'avoir une preuve qu'elle pensera toujours à lui malgré les années. Il lui a beaucoup appris, même en si peu de temps, qu'heureusement pour elle, elle l'a connu. Elle n'ose même pas imaginer comment elle aurait été sans lui. Tout ce qu'elle sait, c'est qu'elle aurait été différente. Elle aurait eu un autre cœur, une autre vie, d'autres sentiments. Sa n'aurait même pas eu de sens. Elle n'aurait peut-être jamais plus pleuré. Peut-être. Tout reste à voir ou plutôt penser, car pour cette vie, sa sera trop tard d'imaginer le reste de son temps avec lui. Elle le sait et l'a bien compris, même si elle l'aurait voulu. Elle pense que ses mots deviennent petit à petit comme sa vie, insensés. Mais se n'est pas grave. Elle ne sait même pas si quelqu'un les lira, lui peut-être. Elle l'espère. Car tout ce désordre pour lui mérite bien d'être lu par le destinataire.
___En tout cas, elle va terminer sur ces quelques mots, les plus sincères qu'elle puisse encore dire. Ils viennent de son cœur, celui qu'il a su rendre fort. Celui qui bat pour lui alors que le sien bat pour quelqu'un d'autre qu'elle. Elle aurait voulu, un de ses jours où elle était encore un peu plus proche de lui, lui dire ce qu'elle n'avait jamais su s'avouer. Ce qu'elle ressent aujourd'hui, au plus profond d'elle, ce qu'elle pourrait dire en n'importe quelles langues pour qu'il la comprenne, pour qu'il sache que tout est sincère et profond. Elle lui aurait dit ces mots dans un ordre précis, avec une intonation particulière, spécialement pour lui. Pour qu'il sache qu'il est quelqu'un de particulier à ses yeux. Il lui manque énormément, et elle regrette de ne pas lui avoir dit se qu'elle attendait de lui.
J'aurais même presque eu envi de vous dire que...
___Et si un jour, il venait à se passer l'inverse. Elle saurait que se n'est qu'un pauvre et misérable rêve. Celui qu'elle fait, sans cesse, toutes les nuits. Lorsqu'il est si loin d'elle. Elle pleurerait même pour lui. C'est beau dire, qu'il compte pour elle. Elle est consciente qu'il peut trouver ça vraiment absurde. Mais elle ne fait se dire se qu'elle ressent. Depuis ce vendredi, elle le sait, elle ne fera que penser à lui.
___Cela peut paraître, pour certain, totalement impensable. Elle aussi en était persuadée. Et le jour, où sa vous tombe dessus. Vous paraissez bien riducule vis-à-vis des autres. Vous, qui avez toujours dit et affirmé que pour aimer quelqu'un, il fallait obligatoirement la connaître depuis, disons, un bon bout de temps. Et puis vient le moment où vous vous rendez compte qu'il est devenu un peu comme votre centre d'intérêt, et que vous vivriez presque uniquement que pour lui. Qu'il n'y a pas une minute, dans vos journées, où vous ne pensez pas à lui. Que vous vous rendez compte que la moindre parole ou la plus petite image, vous fait penser à lui. Que vous voyez sa si jolie petite bouille partout. Que pour vous, son prénom serait même inscrit partout.
___A vrai dire, cela ferait peur à dire mais surtout entendre. Mais se n'est en aucun cas exagéré. Juste réel, pour une minorité d'entre nous. Même vos meilleurs amis, ceux et celles qui sont censés vous connaître et vous comprendre mieux que personne, trouve sa ridicule et ne comprenne pas un mot de tout çà. Car eux, file LE parfait amour. Celui dont vous avez un peu toujours rêvé sans même avoir eu le courage de l'avouer. Certainement par peur.
___Les quelques 10 mois, où vous l'avez vu tout les jours, vous ont paru merveilleux et fantastiques mais à votre goût toujours trop court. Et c'est alors qu'on vous annonce que 3 mois de 'vacances' sont prévus. Cruel, certes, mais à ce moment là vous en voulez à tout le monde. En particulier, à celui qui a dit cela. Vous vous surprenez à faire des choses dignes des personnes les plus méchantes qui puissent exister. Même manger, lorsque vous le sentez si loin, vous dégoute. L'envie de plus rien, vous guettes, chaque jour. Et puis, il a des jours comme sa. Ceux que vous passez avec ceux que vous aimé. C'est dans ces moments là que vous vous surprenez à l'oublier pour presque quelques heures. Vous les quittez et les souvenirs reviennent au gallot. Comme s'ils ne voulaient pas partir de votre esprit. La moindre présence vous gène, et à vrai dire, même celle de vos amis vous dérangerai. Elle peut désormais le certifier, vous voyez et entendez son prénom partout. A la radio. A la télé. Et même de la bouche de vos proches.
___Et grâce à ce voyage elle ne pourra qu'accéder à son regard. Son odeur. Elle va même reconnaitre en lui ce qu'auparavant elle avait déjà perçu. Une part de sincérité. Un brin de tendresse et quelques mots d'amour. Tout cela lui laisse penser que cette page de son existence va se tournée et se fermé à jamais, sur cette instant qu'elle osera appeler le plus beau et intense de son histoire. Une histoire faite d'espérance et de déception. Le pressentiment d'être heureuse, sans ne jamais vraiment l'être totalement.
___C'est alors qu'elle ferme les yeux. Elle est émerveillée par la beauté de ce monde, de ces personnes. Leur faire confiance ne lui 'aurait même pas traversé l'esprit. Mais c'est arrivé. Elle aurait même le sentiment qu'ils sont à elle. Qu'ils lui appartiennent.
___Elle ne sait pourquoi mais il lui ressemble. Elle ne peut éloigner son regard du sien. Elle ne peut rêver d'autre chose que de lui. Il ferait même partie d'elle... Toutes les choses qu'elle aurait voulu lui dire, sont maintenant des paroles en l'air. Car elle n'a pas su lui dire à temps. Elle s'est même imaginée lui parlant et butant sur les mots. Il la fait hésiter, sur tout et même sur les choix qu'elle a à faire. Elle va arrivée à s'avouer qu'il la détruit. Et certainement que ses larmes ne pourrons changer le cours de sa vie. Mais qu'importe, après tout elle n'est absolument rien pour lui. Où qu'elle soit, là où partit à tous jamais, cela ne va rien changer pour lui.
___Et soudain. Sans qu'elle le veuille vraiment. Une voix l'appelle. Un son qu'elle ne perçoit pas, tellement elle est absorbée par son imagination. Le bruit de la réalité qui revient. Parce que dans ces moments là, même la vie aurait un bruit, un son, une mélodie. Jolie mélodie qui l'attire. Et qui lui rappellerai même que ses rêves ne sont QUE des rêves, et rien de plus.
___A vrai dire, même si elle sait pertinemment tout se qu'elle écrit. Elle espère toujours. Qu'un jour elle puisse lui manquer. Qu'un jour, il se demande où elle est, se qu'elle fait.
________________________________________________Sachez qu'Elle espère toujours.